Faucigny: les Pellet


1. Les Pellet-Langlais et Pellet-Le Parisien

Ma grand-mère paternelle, Louise Adélaïde Pellet-Langlais (1927-2002) est la dernière du nom à être née au hameau de Boisinges dans la maison familiale.

Le premier Pellet à prendre le surnom l’Anglais est son trisaïeul Claude né en 1742 à Viuz-en-Sallaz.
Son frère Joseph né en 1734 est le premier Pellet à prendre le surnom le Parisien.
D’où leur viennent ces surnoms ? Il se peut qu’ils aient voyagé … En effet à cette époque beaucoup de jeunes gens quittaient la Savoie comme ramoneurs mais aussi comme colporteur ou plus largement comme marchand. Les archives notariales de Viuz-en-Sallaz et la consigne des mâles nous montrent beaucoup d’hommes partis, dans le nord de la France, l’Alsace, Paris mais aussi la Hongrie. Pourquoi pas l’Angleterre !

BIENTÔT ici une généalogie de ces 2 branches … à suivre !

En attendant, retenons l’ascendance noble de ces deux branches au XVIIe siècle:
– avec Estiennaz Machard de Chassey (voir la généalogie dans la section Nobles et bourgeois de Vie d’Antan)
– avec Anthoina Chesney (voir la généalogie dans la section Nobles et bourgeois de Vie d’Antan)


2. Les Pellet de Boisinges

Le grand-père de Claude Pellet dit L’Anglais et de Joseph Pellet dit Le Parisien, Claude Pellet est fils d’un George Pellet.

Il demeure déjà au hameau de Boisinges. Peut-être dans la maison où son arrière-arrière-arrière-arrière-petite-fille (ma grand-mère) est née en 1927 ?

La maison

Que savons-nous sur les Pellet de Boisinges ?

  • En 1561, lors du recensement pour la gabelle du sel, on peut constater qu’aucun Pellet ne vit au hameau de Boisinges.
  • Mais dès 1580 un certain Blaise Pellet dit Gallet y demeure. Il est père d’au moins un fils Mauris Pellet également établi à Boisinges, et père lui-même de Pierre, Françoise et d’autres enfants non identifiés.
  • A cette époque il ne semble pas y avoir d’autres familles Pellet au hameau de Boisinges.
  • Pierre Pellet, notaire, épousa avant 1605 Marie de Boëge-Chedal. Leur fils Hercule Pellet épousa en 1624 Louise de Bieux sœur du comte de Flumet.

Cette famille portait probablement les armes suivantes: “D’azur à trois têtes d’hommes d’argent, à la barbe de sable et collets d’argent bordé de gueules.”

Revenons à nos Pellet …

  • George Pellet pourrait être décédé le 11 octobre 1690, dans ce cas il serait fils d’un Bernard Pellet.
  • Ceci paraît confirmé par le lien étroit qui semble lier son fils Claude Pellet à Aymé Pellet. Cet Aymé Pellet, qui épouse en secondes noces Anne de Favergette, est d’ailleurs le fils d’un Bernard.
  • Si l’on considère les dates de naissances probables de George et Aymé Pellet fils de Bernard, par rapport à leur décès, leurs enfants,… Ils semblent être nés respectivement en 1624 et 1634 de Bernard Pellet parfois dit Gallay et de Georgea Mullat.
  • Le surnom de Gallay ou Galley est confirmé dans des actes notariés concernant Claude Pellet, le fils de George. La branche semble en ce XVIIe siècle perdre son surnom.

Ce Bernard pourrait être un fils du Mauris Pellet cité plus haut… compte tenu du fait qu’à cette génération il semble être le seul Pellet de Boisinges.
L’alliance de George Pellet n’est pas confirmée, mais d’après différents recoupements, la mère de ses enfants serait une Claudine. La seule trouvée dans la période qui correspondrait serait Claudine de Bieux morte en 1687.
Serait-ce la petite-fille du comte de Flumet, la nièce de Louise de Bieux précitée ? La nièce de Claudine de Bieux épouse d’Anibal de Boëge-Chedal, de Viuz-en-Sallaz, donc belle-sœur de Pierre Pellet, précité ? Une Claudine de Bieux, enfant naturelle de Charles de Bieux, est bien née à Cluses en 1610. Mais elle serait trop âgée pour être mère en 1662. Alors le patronyme de Bieux est-il erroné ? En vérité à y regarder de plus près on lit Des Bieux…
Pourtant cet Anibal de Boëge-Chedal est l’oncle de Marguerite de Boëge-Chedal, épouse de Pierre François Machard de Chassey. Or ce dernier est l’oncle d’Estiennaz Machard de Chassey, l’épouse de Claude Pellet notre aïeul.
Toutes ces alliances seraient donc faites dans la même sphère familiale …
Cet arbre exprimera mieux notre pensée (les pointillés exprimant des suppositions):

3. Les Pellet dit Galley

Ma grand-mère Louise Adélaïde Pellet-Langlais est donc en réalité une Pellet-Galley-Langlais.

Mais alors il va falloir essayer de la rattacher aux autres branches Pellet-Galley de Viuz-en-Sallaz, et là c’est une autre affaire ! Aujourd’hui je dénombre toutes ces sous-branches:

  • Pellet-Gallay ou Pellet-Galley
  • Pellet-Tourry
  • Pellet-Bras-Court
  • Pellet-Bourgeois
  • Pellet-Copy
  • Pellet-L’Etallaz
  • Pellet-Doyen
  • Pellet-Lange
  • Pellet-Laforge peut-être
  • certains Pellet

5 réflexions sur « Faucigny: les Pellet »

  1. Martin Luquet

    Bonjour,

    Bravo pour tant de recherches et de documentations !

    J’ai commencé ma généalogie pendant mon confinement et depuis je suis devenu presque accro 🙂
    Mais je bloque un peu sur mon branche de Haute-Savoie, et j’aurais souhaité savoir si vous pouviez me donner quelquess conseils pour avancer, notamment sur Viuz en Sallaz ou les archives ne sont pas numerisées entre 1710 & 1760.
    En Effet je remonte ma généalogie jusqu’a Etiennaz Pellet. Son fils, Jean-Claude Pinget est né le 4 novembre 1742 à Saint-André-de-Boëge, et je pense donc qu’Etiennaz est probablement née entre 1700/1710 dans les villages aux alentours, je pensais notamment Vuiz en Sallaz. Mais je ne retrouve pas de trace. J’ai pensé qu’elle pourrait être la fille de Claude Pellet & d’Etiennaz Machard, mais sans conviction.

    Merci d’avance si vous avez quelques précieux conseils !
    Bonne journée,
    Cordialement,
    Martin

    Répondre
    1. Rivet Auteur de l’article

      Bonjour,

      Je regarde ce que j’ai qui pourrait vous aider dans la soirée, je vous tiens au courant par mail.
      À bientôt.

      Répondre
  2. SONNERAT Isabelle

    Bonsoir !
    Joseph PELLET le PARISIEN né en 1734, frère de Claude, est sur mon arbre, marié à Jeanne MOREL SAILLET et donc un de mes ancêtres. Cet article était passionnant et je vous en remercie. Pour information, mon arrière-grand-mère maternelle, Marie GEVAUX, descendante de Joseph est née à BOISINGES en 1881.
    Cordiales salutations. Isabelle SONNERAT née MEYNET-CORDONNIER

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  3. PERREUX Jean-Claude

    Bonsoir,

    Moi j’ai ma grand-mère maternelle PELLET-DOYEN avec sa sœur nees sur Paris vers 1900, son père PELLET DOYEN et en remontant en ancêtres PELLET GALLAY (voir PELLETGALLEY decouvest depuis peu), PELLET TOURY, PELLET TOURY DOYEN et j’en passe.
    Sur les actes que j’ai trouvé en marge de l’acte c’est
    PELLET avec le père PELLET GALLAY DOÏEN
    ou PELLET GALLAY en marge et PELLET pour le père,

    Alors déjà (je suis sur Geneanet) Sur les noms patronymique, le trait d’union n’est pas je dirais une transmission automatique, on le voit dans les actes et beaucoup le mettent même sur d’autres patronymes en “fantaisie” si je peux dire.
    J’avais un blocage sur la branche PELLET-DOYEN Marie Joséphine née à PARIS 14ème, les modérateurs me conseille de tout mettre à PELLET-DOYEN pour simplifier .
    Moi ça me dérange car cela reflète pas la réalité des actes anciens (j’ai été agent d’état civil pendant 24 ans) et cela fait 30 ans que je fais mes recherches en mairie ou aux AD.
    Bref c’est très compliqué les familles “PELLET” etc…, surtout quand on enregistre ce que l’on voit sur les dit actes.
    J’avance doucement sur cette branche de Haute-Savoie et j’arrive pas à faire des comparaisons avec la base Geneanet pour voir si je suis sur la bonne voie, alors si vous voyez mes recherches sur Geneanet peut-être vous aurez des aides , conseils et autres si vous avez un peu de temps pour moi.

    Jean-Claude PERREUX

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