Calendrier de l’Avent – 16 décembre 2019

Sainte Adélaïde – 16 décembre

Aujourd’hui fête de sainte Adélaïde, j’ai décidé de mettre ma grand-mère à l’honneur ! Louise Adélaïde Pellet-Langlais a été une mère très attentionnée et une grand-mère “gâteau” adorée de ses petites-filles.

Quelle a été sa vie ?
Elle est née en Haute-Savoie, dans la maison familiale au hameau de Boisinges à Viuz-en-Sallaz.

Elle y a grandi avec ses parents et ses deux frère jusqu’à l’âge de 4 ans 1/2. C’est alors que son père âgé de 54 ans a succombé aux suites de la Première guerre mondiale. Elle était l’enfant chérie de son papa qui lui avait donné comme 2e prénom celui d’une sœur très aimée Adélaïde Pellet-Langlais (1868-1927).

Boisinges, Viuz-en-Sallaz, Savoie historique

Alors elle connait un très grand changement dans sa vie, elle quitte ses montagnes avec sa maman âgée de 33 et ses deux frères âgés de 7 ans et un peu plus d’1 an. Ils partent pour la région de la jeune veuve, le Morvan, où l’attend toute sa famille, son père qui mourra peu après, une sœur et un frère aînés. C’est là que la famille va vivre.

Montignon, Arleuf, Bourgogne

Après le patois savoyard, elle apprend le patois morvandiau et c’est à l’école qu’elle apprend le français.

Source : archives familiales

Elle n’est pas toujours sage, enfin elle est surtout bavarde ! Tiens ça viendrait de là…

3e rang, 1ère élève à gauche

Sur cette photographie, c’est l’année de ses 13 ans. Elle prépare son certificat d’études qui marque la fin de l’instruction obligatoire et l’entrée dans la vie active. Il sanctionne une scolarité primaire plus longue que celle d’aujourd’hui, il couronne un cursus de sept ans ! Après les deux années de cours moyen, il y avait encore deux années de classe de fin d’études primaires, suivies par des élèves qui n’étaient pas entrés dans l’enseignement secondaire. En 1936, la loi Jean Zay prolongea l’instruction obligatoire jusqu’à 14 ans et cette photographie est de 1940.

Elle passe la Seconde guerre mondiale dans le Morvan et y vit des aventures parfois rocambolesques qu’elle me raconta. C’est un lieu de passage des armées allemandes…

La guerre finie, elle monte à Paris comme ses parents l’avait fait 25 ans avant elle. Elle est employée comme bonne dans une famille ayant des attaches dans le Morvan mais peu adroite on ne lui demande pas de faire grand chose.

Puis elle est employée comme biscuitière, elle a pour tâche de ranger les biscuits dans les boites mais elle fait plus de casse que du bon travail alors elle finit par servir au bar. C’est là qu’elle rencontre son futur époux, mon grand-père, qu’elle servait chichement pour le préserver !

❤️❤️❤️

 

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