Une recherche bien difficile autour de cette famille ! Surtout qu’elle s’appelle aussi bien Gibalin, Giballin, Gebalin, Gibilin, Gibillin, Gebilin, Gebillin … avec ou sans particule ! Elle est établie au Malzieu en Margeride depuis au moins la première moitié du XVIe siècle.

Noble Antoine de Langlade, seigneur de Blavignac, présenté ici , était l’époux de Marguerite de Giballin. Mais de quelle famille venait-elle ?


Antoine de Langlade est en pleine ascension sociale. Fils de notaire, devenu le seigneur de Blavignac, je le vois mal épouser une paysanne.

Or il existe une famille Giballin dans son entourage. Après le décès de son père, sa mère, Françoise Amargier de La Rode, a épousé Pierre Giballin sieur du Villar. Ne s’agirait-il pas d’une double alliance ? Tandis que sa mère épouse Pierre Giballin, Antoine de Langlade aurait été promis à la fille de celui-ci née de sa précédente union ?

Quelles mentions ai-je trouvées de Marguerite de Giballin ? Très peu, en vérité, cette période est inexistante pour les registres paroissiaux qui m’auraient intéressée et très lacunaire pour les actes notariés du Malzieu. En outre, elle est décédée avant son mari et je n’ai donc pas encore trouvé d’actes ou elle agit elle-même.

Le 2 mars 1667, ses fils Noble Pierre de Langlade, seigneur de Blavignac, et Noble et Vénérable personne Messire Médard de Langlade, docteur en théologie, prêtre et prieur de Cusse La Trinité, passent un accord dans lequel leur mère est citée. On apprend d’ailleurs qu’ils ne sont que légataires de leur mère Marguerite de Giballin. Son héritier universel est donc un autre de ses enfants. Ils sont conseillés par leurs parents et amis. Les témoins de l’acte sont :

  • Monsieur Maitre Guilliaume d’Imbert, docteur en droits, seigneur du Chenin et le Nogier (l’acte est passé chez lui, il est le beau-père du suivant) ;
  • Noble François de Geballin, sieur du Villar (il est le petit-fils de Pierre de Giballin pré-cité).

Ses autres enfants sont Pierre le Cadet de Blavignaguet et trois filles Louise, Marguerite et Françoise de Langlade.

Marguerite de Giballin meurt avant 1650 car son mari est alors remarié à une veuve, Jeanne Hugues de La Pradelle. Jusqu’à présent je pensais ses enfants mariés dans les années 50, nés dans les années 1625. Mais à présent je sais que Louise est mariée en 1625 et que Pierre le second fils fait un prêt à son beau-frère en 1627. Il est donc forcément au moins un adolescent ! Du coup, Pierre l’aîné est encore plus âgé, ce qui est confirmé par deux premiers mariages que je ne connaissais pas encore dont le premier en 1630. Les premiers enfants du couple Antoine de Langlade, seigneur de Blavignac, et Marguerite de Giballin sont donc des premières années du XVIIe siècle.

Or dans l’inventaire des biens et papiers de Baltazard Giballin en 1636, on apprend que son père Pierre Giballin a acheté la seigneurie de Blavignac à Noble Aymar Louet de Calvisson le 24 novembre 1601 pour l’échanger dès le lendemain avec le fils de sa dernière épouse, Antoine de Langlade.

C’est assez surprenant. Qui achète une seigneurie et s’en débarrasse dès le lendemain ? Qu’a-t-il échangé ? Sûrement quelque chose de valeur moindre… Ils passent d’ailleurs ensuite un accord. En fait, cela pourrait bien s’expliquer s’il vient d’épouser une de ses filles… Marguerite de Giballin !

Alors qui est ce Pierre Giballin ? Il est probablement né dans les années 1530. Son père s’appelait Loys Gibalin. En 1542, ce dernier était l’époux de Gabrielle Charreyre. Dans un acte de 1608, Pierre Amargier, seigneur de Villar, alors décédé, est cité comme cousin d’un fils de Pierre Giballin. La famille Giballin semble en avoir hérité la seigneurie de Villar.

Est-ce lui qui a fait construire la maison forte qu’on y trouve encore aujourd’hui ?

Petit-Château du Villard – Le Malzieu (source et source)

Et nous connaissons sa filiation il est fils de Jacques Amargier, lui-même fils de Vidal Amargier et de Gabrielle Charreyre. S’agit-il de 2 sœurs homonymes ou bien est-ce une même personne ? Cela reste à déterminer.

Pierre Giballin a un frère homonyme Pierre Giballin établi à Pézenas (Hérault).

Notre Pierre Giballin s’est marié une première fois, contrat de mariage du 3 mai 1556, avec Marguerite Bovidat fille de Pierre et Charlotte Chabride. Puis une seconde fois avec Antoinette Siméon fille de Jacques avec contrat de mariage du 6 août 1569. Et finalement il a épousé Françoise Amargier de La Rode après 1594.

Il a eu de sa seconde union :

  • Balthazard Giballin, seigneur de Villar et du Bacon. Il s’est marié 4 fois : une première fois avant 1602 avec Louise de Langlade (donc apparenté à la première famille de sa belle-mère), par contrat du 20 janvier 1608 avec Claudine Amargier de Beauregard (de la famille de sa belle-mère), par contrat du 22 septembre 1613 avec Marguerite d’Aureilhe (dont le frère est mariée à une parente de sa seconde épouse) et par contrat du 3 septembre 1627 avec Gabrielle d’Apchier de Billières. Il a eu 8 enfants :
    • 1- Marie Marguerite Gibalin (15.8.1602 Le Malzieu – 14.12.1675 Avignon), Mère supérieure du couvent du “Verbe Incarné”.
    • 2- Marie Hélène Gibalin (17.5.1610 Le Malzieu – 2.3.1683 Lyon), religieuse
    • 3- François Gibalin, sieur du Villar (+1688)
    • 3- Marie Gibalin, mariée avant 1639 avec Antoine Chazelon
    • 3- Louise Gibalin, mariée avant 1639 avec François Ardhalon
    • 3- Claude Gibalin, mariée avant 1639 avec Claude d’Espinasse
    • 4- Jean Baptiste Gibalin
    • 4- Pierre Gibalin
  • Médard Giballin, procureur d’office, époux de Lombarde Vigier. Parents d’Agnès et Delphine de Gibalin.
  • fille Giballin mariée avant 1623 à Pierre Le Tellier, Sieur de Sauhet d’Aubazat.
  • Joseph Gibalin (22.2.1592 Le Malzieu – 14.12.1671 Lyon), religieux jésuite, auteur théologique (source ).
  • potentielle Marguerite de Gibalin dont il est question ci-dessus.

De sa dernière union, il a eu Louise de Giballin, née après 1594 qui épouse avant 1614 Jean Costet de Langeac.

Pour finir aujourd’hui avec ce Pierre Giballin, signalons tout de même qu’il était fermier pour Madame la duchesse de Mercœur en sa seigneurie du Malzieu et Verdezun. C’est donc lui qui gère toute cette seigneurie en son nom et passe les actes avec ses habitants.

Il teste en 1600 et 1607 (actes non retrouvés) et meurt entre le 18 octobre et le 4 décembre 1607 laissant une veuve Françoise Amargier de La Rode et au moins une fille mineure.

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