Valentin Louis Georges Marcel Proust, né le 10 juillet 1871 à Paris où il est mort le 18 novembre 1922, est un écrivain français, dont l’œuvre principale est la suite romanesque intitulée À la recherche du temps perdu, publiée de 1913 à 1927 en 7 tomes.

L’œuvre romanesque de Marcel Proust est une réflexion majeure sur le temps et la mémoire affective, sur l’art, sur l’amour et la jalousie, avec un sentiment de l’échec et du vide de l’existence. Proust met en scène plus de deux cents personnages très divers souvent inspirés par des personnes réelles, dans des lieux révélateurs de sa vie. Le tout dans un style qui lui est propre avec des phrases souvent très longues.

L’importance de Marcel Proust dans la littérature française est telle que le 8 avril 1971 la commune d’« Illiers » est rebaptisé « Illiers-Combray » par décision du ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin pour le « centenaire de la naissance de Marcel Proust ». C’est une des rares communes françaises à avoir adopté un nom emprunté à la littérature, Marcel Proust ayant attribué le nom de Combray à la ville d’Illiers où il passait ses vacances durant son enfance et qu’il a mise à l’honneur dans son œuvre.

Une expression est née d’un passage Du côté de chez Swann, le premier tome d’À la recherche du temps perdu : une « madeleine de Proust ». Elle qualifie tout phénomène déclencheur d’une impression de réminiscence : un élément de la vie quotidienne, un objet, un geste, un son, une odeur ou une couleur fait revenir ou réactiver un souvenir à la mémoire de quelqu’un.

« Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin, à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté ; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d’autres plus récents ; peut-être parce que de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s’était désagrégé ; les formes – et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel, sous son plissage sévère et dévot – s’étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d’expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. »


Parenté avec Marcel Proust : par Estienne Mondeguerre (ca 1607-1679), à Saint-Denis-d’Authou (28).

L’ancêtre commun, Estienne Mondeguerre (article ici CLIC) était procureur en cour laye, c’est-à-dire laïque, greffier puis notaire royal du bailliage et siège présidial de Chartres à Thiron de 1643 à 1679.

J’en descends par Pantaléon Mondeguerre (1643-1729), article ici CLIC, fils naturel, tandis que Marcel Proust en descend par Antoine Mondeguerre (1677-1749), 5e fils issu du mariage avec Françoise Miolais, dont des enfants de 1666 jusqu’à sa mort en 1679 à l’âge de 72 ans.

4 commentaires


  1. Je suis épatée par tous ces cousinages célèbres !
    J’ai moi-même par curiosité utilisé la fonction cousinage célèbre de Généanet et, outre deux (pour moi) obscurs sportifs néerlandais, je cousine avec Pierre Perret. Puis j’ai déroulé la liste de résultats et j’ai eu deux réponses supplémentaires (bon, en vrai, concernant une seule famille) que, vraiment, je vais taire à tout jamais.
    donc, quand même, une question me taraude : tu as “choisi” les cousinages que tu présentes dans ton Challenge, et tu as préféré en taire certains, un peu gênants ?? (dis oui, dis oui, dis oui !!!)
    Trève de balivernes, je suis ton challenge avec plaisir ! Merci 🙂

    1. Author

      Merci !
      Je ne vais pas oser te répondre…
      À part quelques lettres qui m’ont quand même posé souci, j’avais largement le choix. L’avantage sans doute d’avoir une généalogie avec une grande diversité géographique !
      Je dois dire que j’ai évincé quasiment tous les politiques, tous les sportifs et tous les chanteurs, acteurs actuels…
      Je suis allée voir ton Challenge et j’aime beaucoup les infographies que tu glisses ici et là !

      1. Héhé, ça me rassure ! On a peut-être les mêmes “cousins douteux” ^^
        Merci pour ton retour sur mon challenge ! 🙂

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