Anne Claude Jacques Christophe Honoré d’Urfé naît à Marseille, en février 1567 et décède le 1er juin 1625 à Villefranche-sur-Mer. Il est comte de Châteauneuf, marquis du Valromey, seigneur de Virieu-le-Grand mais il est surtout connu comme écrivain français et savoisien, auteur du premier roman-fleuve de la littérature française, L’Astrée.

L’Astrée connait immédiatement un succès fulgurant, dont témoigne le grand nombre des éditions successives, des traductions, des adaptations pour le théâtre et des réécritures. Il est lu et admiré pendant plusieurs siècles, jusqu’à Chateaubriand, pour ne rien dire du film d’Éric Rohmer sorti en 2007…

S’il est issu d’une lignée de la noblesse du Forez, sa mère appartient à la maison de Savoie. Et c’est de ce côté que je vais me diriger. En effet, il fonde, vers 1606-1607, avec ses amis Antoine Favre, président du Conseil de l’État de Genevois, François de Sales, prince-évêque de Genève, et Claude Favre de Vaugelas baron de Pérouges, l’Académie florimontane, la première société savante du duché de Savoie.

Elle s’inspire du modèle des académies italiennes du XVIe siècle et a pour objectif d’encourager toute activité théologique, philosophique, scientifique et littéraire, en rassemblant des académiciens à Annecy. Cette première Académie Florimontane, une des premières académies francophones, 29 ans avant l’Académie française, connait un rayonnement considérable. Le terme florimontane est choisi, car « les muses fleurissoyent parmy les montagnes de Savoye, il fust treuvé fort à propos de l’appeller Florimontane ». Mais elle disparait en 1610 ne survivant pas au départ de ces membres principaux.

Elle connait une renaissance en 1851 grâce à un groupe de notabilités savoyardes. Elle a pour objectif de « rechercher et mettre en lumière toutes les ressources vives du pays, mettre à la portée de toutes les intelligences, les idées justes, raisonnables, utiles et pratiques, provoquer toutes les améliorations possibles dans le domaine de l’économie, de l’hygiène, de la salubrité publique, ouvrir des cours pour l’instruction du peuple et réunir toutes les bonnes volontés pour mieux faire connaître l’histoire de Savoie ». Elle publie un bulletin, la Revue savoisienne, dont la majeure partie des numéros est entrée dans le domaine public et est disponible sur Gallica.


Parenté avec Honoré d’Urfé : par de nombreuses familles de la noblesse dont au degré le plus proche la famille Balzac. J’en profite pour montrer la parenté avec Charles de Balzac dit Entraguet présenté à la lettre Q (CLIC) ainsi que la parenté avec le romancier Honoré de Balzac qui n’appartient pas à la famille de Balzac mais à la famille Balssa, qui malgré tout descend par les femmes des Balzac !

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