Le maire Baffie d’Aumont-Aubrac

Pour ce 3e samedi du mois, je vais sans doute vivre un rendez-vous ancestral comme cela m’arrive depuis plusieurs mois mais je n’ai pas encore découvert s’il est possible de le provoquer. Ce serait tellement formidable de pouvoir choisir la rencontre avec son ancêtre ! En général, il y a un rapport entre mes recherches et la rencontre. Cela va-t-il être encore le cas ? Il ne me reste plus qu’à attendre. Cette semaine j’ai voleté de branche en branche. Rien de suivi, alors qui vais-je rencontrer ? Un Rocard ? Un Lévêque ? Mystère…

Je reviendrai vous raconter si quelque chose s’est produit comme je le fais chaque fois.

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Voilà ! La rencontre a eu lieu. Comme à chaque fois, un éblouissement en est la cause et cette fois un éblouissement surprenant ! C’est la lumière artificielle mise en place dans le salon par ma moitié qui s’essaye aux plants en tout genre, qui m’a surprise. Au moment où la lumière s’est allumée, j’ai été surprise, ai cligné des yeux et … me suis retrouvée dans un autre temps, un autre lieu.

Eh, toi ! Citoyenne, ôte-toi du chemin, ils arrivent !

Ils arrivent ? Qui donc ? Citoyenne ?! Serai-je arrivée en pleine Révolution française ? J’espère bien que non, je tiens à ma tête ! C’est alors que je vois un groupe descendre la rue et se diriger vers moi. Aucun doute, les tenues, cette cocarde… C’est la Révolution et cet air farouche ne me dit rien qui vaille. Je m’écarte, je me fais toute petite, j’essaie de disparaitre à leur vue en m’aplatissant contre une porte. Coup de chance, ou de malchance ? La porte s’ouvre derrière moi et je suis happée à l’intérieur.

“T’inquiète pas, ils n’entreront pas ici. Ma maitresse est une bonne citoyenne. Non ne me dit pas qui tu es, moins j’en sais et mieux c’est. Ils ne sont pas méchants, En tout cas pas le maire. C’est le Baffie.

– Baffie ? Jean Pierre Baffie ? lui demandé-je, surprise, car serait-ce mon ancêtre ?

– Tu le connais ? C’est le maire. Les citoyens l’ont élu. Il n’est point trop mauvais, ni trop violent. Heureusement ! Quelle époque nous vivons ! Veux-tu un peu de biscuits ? Je viens d’en préparer, ils sortent tout juste du four. Suis-moi.”

Je n’ai pas eu le temps d’en savoir plus, j’ai juste aperçu mon ancêtre avec son écharpe tricolore signe de son statut de maire.

Puis j’ai cligné des yeux dans la pénombre du couloir et je me suis retrouvée dans mon salon ! Je sais pourquoi j’ai fait cette rencontre ! Ce mois-ci le #Généathème est consacré aux élection. Quoi de mieux qu’un maire ?

Mes recherches, à ce jour, me permettent de savoir qu’il était maire dès le début de l’année 1791, qu’il a été réélu le 8 décembre 1792 et qu’il était encore maire en 1794. En vérité je sais précisément qu’il a été remplacé par Mr Cayla le 17 Frimaire an III (7 décembre 1794).

Collection des lois et décrets approuvée et encouragée par le comité de salut public de la Convention Nationale, imprimée sur les envois faits par ses ordres a l’éditeur ; et contenant les principaux arrêtés de ce comité · Volume 6 – 1795 (Source)

Plus précisément il a été révoqué par le Comité de Salut Public et remplacé par Marc Antoine Cayla.

Bon révolutionnaire, il avait transmis des informations d’importance à l’encontre des contre-révolutionnaires en 1793.

Il signe un certain nombre d’actes d’État civil et en rédige même quelques-uns dans une période où l’officier public était démissionnaire :

Par la suite, il fut encore agent municipal. Il mourut le 5 septembre 1827 à l’âge de 68 ans.

Source : Heredis

#RDVAncestral

Ce projet d’écriture, ouvert à tous, mêle littérature et généalogie. La règle du jeu est la suivante : Je me transporte dans son époque et je rencontre un aïeul. Le troisième samedi de chaque mois, retrouvez ainsi les belles rencontres que vous offrent les passionnés d’écriture :

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