Les Gervais, ces soldats… – partie 3

Charles Augustin Joseph Gervais, soldat de Napoléon ?

I. Son enfance

Dixième des 12 enfants de ses parents, Michel Joseph Gervais et Jacqueline Augustine Joseph Wilmet, Charles Augustin Joseph Gervais nait le 18 janvier 1781 à Douai et est baptisé le lendemain paroisse Notre-Dame. Ses parrain et marraine sont son cousin germain âgé de 22 ans, Charles Thomas Joseph Droupy, fils d’une demi-soeur de son père, et Augustine Joseph Droupy la demi-soeur du parrain, âgée de 17 ans.

Source : A.M. de Douai

Il a deux frères ainés Joachim Edouard Joseph 11 ans et François Joseph 1 an ainsi que 3 sœurs aînée Marie Augustine Joseph 10 ans, Marie Albertine Joseph 5 ans et Barbe Joseph 3 ans. Quelques mois après sa naissance, sa sœur Barbe Joseph décède. Il a 2 ans 1/2 quand la famille s’agrandit d’une petite sœur, Marie Joseph, mais elle ne vit que 2 jours. L’année de ses 4 ans un petit frère les rejoint, Félix Aimé Joseph mais il décède à 2 ans. Entre temps, l’aîné de la famille Joachim Edouard Joseph décède à l’âge de 16 ans.

II. Sa famille

Le 23 Brumaire an XIV, il vient déclarer la naissance de sa fille naturelle Louise Joseph Gervais. Eh oui, comme son père et son grand-père avant lui, il a un enfant naturel ! Elle est née la veille à 9 heures du matin de Marie Louise Cheron une journalière tandis que lui est vitrier. Il n’épouse la mère de son enfant que le 29 avril 1812. La petite Louise a déjà 6 ans et demi. Ses témoins sont ses cousins germains Thomas Louis Joseph Dropy et Charles Thomas Joseph qui est aussi son parrain.

Source : A.M. de Douai

III. La fin de sa vie

Charles Augustin Joseph Gervais exerce la profession de vitrier au moins de 1805 à 1815.

Il décède le 12 mars 1815 à 11 heures du matin en sa demeure rue de La Boucherie. Il n’a que 34 ans.

Source : A.M. de Douai

IV. Un soldat ?

Je suppose que Charles Augustin Joseph Gervais a été soldat de Napoléon car lors de son mariage en 1812, il est dit “tambour maitre” !

Mais qu’est-ce donc ? Le tambour-major est avec l’état-major sur la colline, au-dessus du champ de bataille. Avec sa canne, il fait des signaux en bas au tambour-maître qui, quant à lui, fait exécuter les ordres à ses tambours.

Infanterie de ligne, tambour-major et tambour maître 1812 – Source : Musée de l’Armée

Après 3 générations, on peut dire que les Gervais ont la musique militaire dans le sang. Après le tambour et le fifre, un tambour-maitre !

Il ne reste “plus” qu’à le retrouver dans le contrôle des troupes pour savoir dans quel régiment il a servi ! Souhaitez-moi bon courage !

Quand j’aurai trouvé des information sur sa carrière militaire, peut-être pourrai-je comprendre pourquoi il s’est marié en 1812 avec la mère de sa fille qui a déjà 6 ans et demi…

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