Meurtre à Magnac près de Chaliers

Situation géographique de Magnac actuel hameau de Fridefont

Nom de la commune : Fridefont
Région : Auvergne
Département : Cantal (15)
Population : 92 habitants
Superficie : 13,96 km²
Altitude : 660 à 956 mètres

Magnac a été incorporé en 1831


Magnac apparaît dans ma généalogie à la 10e génération avec Michel Rouzeire qui y a été baptisé en 1697 avant d’aller s’installer à Sarrus (actuel Fridefont).

Roue montrant la branche de Magnac (Source : Heredis)

Nom de la commune : Chaliers
Région : Auvergne
Département : Cantal (15)
Population : 145 habitants
Superficie : 18,37 km²
Altitude : 728 à 1002 mètres


Chaliers apparaît dans l’arbre de mes enfants, dans leur ascendance paternelle, à la 7e génération, avec Jean Trouiller qui y est né en 1830.

Roue montrant la branche de Chaliers (Heredis)

Entrons dans le vif du sujet : dans le registre de Chaliers de 1670, j’ai découvert un meurtre !

Source : R.P. de Chaliers (A.D. du Cantal)

Noble Denys Aldin Sieur de Belbezec, seigneur de Chaliers, a été “inopinément et malicieusement assassiné sur le grand chemin entre les paroisses de Maniac et de Sarrus”.

Carte de l’état-major (1820-1866) – Géoportail

Aujourd’hui les 2 villages font partie de Fridefont qui autrefois était un simple hameau de Sarrus.


Qui était donc Denys Aldin ? Il était né à Nasbinals le 21 décembre 1634 et y avait été baptisé le 8 juillet 1635. Il était fils de Mr Estienne Aldin bailli et lieutenant des terres de Gévaudan dépendantes d’Aubrac et de Mademoiselle Margueritte Escurette.

Denys Aldin était Capitaine de chevaux-legers, garde du corps du roi, Compagnie de Noailles. Je ne sais pourquoi il a été assassiné ni par qui, des recherches seraient à mener dans le Cantal. Son épouse demande qu’il soit enterré à Chaliers seigneurie qu’elle lui avait apportée.

Son patronyme m’a interpelé car je le rencontre dans l’ascendance de mes enfants. De même le patronyme de sa mère se retrouve dans mon ascendance et dans celle de mon mari. Voici comment nous lui sommes apparentés.

Estienne Aldin avait une demi-sœur naturelle Anthonia Boudet (double ancêtre de mes enfants). Bien qu’elle soit née le 4 et baptisée le 7 août 1620 sous les noms d’Anthonia Boudet et de père inconnu, elle se marie avec Jean Brieude sous les noms d’Anthonia Aldine, en présence de Jean Aldin, prieur de Maurines, son parent. En 1647, leur fille aînée a pour marraine celle qui est en réalité son aïeule paternelle et pour parrain Mr Anthoine Aldin qui s’avère donc être son oncle paternel.

Lors du baptême de Jean Brioude en 1650, elle est appelée Antoinette Boudet mais la marraine est Gabrielle d’Apchier femme de Mr Antoine Aldin, c’est donc la tante paternelle. Lors de la naissance suivante en 1653 elle est encore appelée Boudet. Au baptême de Jean Brioude en 1656 elle est à nouveau appelée Aldin. Puis en 1658 Boudet mais la marraine est encore une Aldin, sa jeune nièce Gabrielle Aldin fille de son frère Antoine. Elle meurt le 24 août 1701 âgée de 80 ans et est enterrée sous le nom d’Antoinette Boudet.

Voilà pour les Aldin de ma famille. Quant aux Escurette ? Margueritte Escurette la mère du Denys Aldin, sujet de cet article, est la fille de Denys Escurette et de Jacquette de Grisols. Denys Escurette, seigneur de Saint-Denis, est le frère de ma double ancêtre Sobeyrane Escurette épouse du notaire royal Guillaume Vigouroux.

Jacquette de Grisols est la petite-fille du triple ancêtre de mes filles François de Ponsonailles de Grizols et de Jacques d’Apchier de Billières, leur double ancêtre.

Que de liens nous unissent à cet homme “inopinément et malicieusement assassiné” ! Quelle poésie pour un acte aussi barbare qu’un meurtre

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