Nos “bons” curés du XVe siècle et leurs paroissiens

Du temps où la religion était à la base de tout, mais où elle était bien proche (trop proche ?) du peuple…  Anecdotes insolites à travers les visites pastorales dans les mandements de l’évêque de Genève !

J’ai parlé dans un autre article de la naissance du protestantisme dont l’une des origines est la crise morale et politique de la chrétienté en Occident.
Grâce au très riche ouvrage Terres et châteaux des évêques de Genève (Académie Salésienne, 2001), on apprend une foule de détails sur la vie de nos aïeux et de leurs curés.

Ici j’ajouterai régulièrement mes découvertes au fil de ma lecture concernant les mandements de l’évêque de Genève:

  • Jussy: Jussy
  • Peney: Celigny, Bourdigny, Malval, Peissey, Peney, Satigny, Neydens, Thoiry, Russin en partie et Saconnex en partie
  • Thiez: Bogève, Saint-André, Ville-en-Sallaz et Viuz-en-Sallaz.

mandement

L’essentiel de mes anecdotes proviendra des procès-verbaux des visites paroissiales.

  1. lieux de culte:
    • en 1411-1413: seuls Jussy et Bogève n’ont pas besoin de réparations majeures, contrairement aux autres (choeur, fenêtres, toit ou nef)
    • en 1443: globalement, sol, murs et fenêtres à entretenir, toit à entretenir il pleut même dans l’église de Thoiry !
    • en 1471 et 1481-1482 et 1516-1518: beaucoup d’améliorations ont été effectuées
    • en 1542: les pierres du clocher de l’église de Peissey servent à reconstruire un puits et l’église sert de grenier à foin, la Réforme est passée par là !
    • en 1544 à Jussy, les chapelles latérales servent d’école, de prison ou de sacristie
  2. Moeurs des curés
    • Malval 1412: le curé Jean Reiou, peu instruit ne connaissant pas l’ordinaire de la messe, vit à Dardagny avec Jaquemette femme de Jean Mugnier, de Thoiry.
    • Dardagny: même chose et de surcroît père de famille
    • Céligny 1412: le curé ne réside pas sur place et son vicaire, Nicolas de Crans vit avec compagne et enfants dans la cure. Il est menacé d’excommunication.
    • Bourdigny 1412: le curé est destitué à cause de ses fautes, il n’est remplacé qu’en 1443.
    • Ville-en-Sallaz 1413: le curé Jacques d’Arcine, vit à Genève où il est aussi chanoine et chapelain de l’évêque. Il est père d’un fils a qui il promet les revenus de sa cure. Le vicaire qui supplée à son absence est ignorant. Comme celui de Viuz-en-Sallaz.
    • 1411-1413: sur 11 paroisses considérées, au moins 6 curés ne résident pas.
    • 1443: sur 11 paroisses considérées, au moins 3 curés ne résident pas.
    • 1480-1482: sur 10 paroisses considérées, au moins 8 curés ne résident pas.
    • Les curés peuvent être en étude, en séjour à Rome, chanoine ou toute autre excuse moins valable sans autorisation. Le vicaire qui les remplace n’est pas toujours présent ou même autorisé comme c’est le cas à Bogève en 1471, à Ville-en-Sallaz et à Céligny en 1443.
  3. Les paroissiens: démographie
    • à suivre …

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