

27/05/2026
Armes : de gueules à trois grosses plantes d’ail florissantes accompagnées de dix grains posés 4, 4 et 2, le tout d’argent
ou de gueules à 3 ancolies d’argent et 10 larmes du même, posées 4, 4, et 2
En remontant mon ascendance normande, comme je l’ai déjà indiqué, j’ai trouvé des branches nobles. Parmi elles, la famille de Mauconvenant
m’amène vers les Mahieu. Famille difficile à remonter en vérité !
Heureusement, avant la destruction lors de la Seconde Guerre mondiale de nombreuses archives, des historiens avaient relevé certaines choses fort intéressantes.
Il existe donc un résumé succinct du contrat de mariage du 12 juillet 1573 entre Noble homme Jacques de Mauconvenant et Demoiselle Suzanne Mahieu.


On apprend ici qu’elle est fille de Noble homme Jean Mahieu Sieur de La Rocque et de Demoiselle Jeanne de Clamorgan. L’acte a été reconnu devant les tabellions de Besneville le 9 octobre 1588 en présence de parents qui vont éclairer l’ascendance. Il s’agit de :
- Me Raoult Mahieu, curé de Taillepied, tuteur des enfants mineurs de feu Noble homme Robert Mahieu, Sieur de Sainte-Anne ;
- Noble homme Malo Mahieu, Sieur d’Aunneville, fils et héritier de feu Noble Jean Mahieu, Sieur de La Rocque.
Dans la Recherches des Nobles d’Alligre en 1634-1635 il y a la généalogie de ce Robert Mahieu.
Dans la Recherche de la noblesse dans la Généralité de Caen, par Chamillart (1666) on retrouve la famille de Malo Mahieu. Et dans le Rôle de la Noblesse du Grand Baillage du Cotentin dressé en 1640, il y a bien Vincent Mahieu écuyer, homme de rien à Carantilly.


La parenté entre Robert et Malo Mahieu est fournie dans la Recherche de Paris de 1624 pour le Cotentin dans la collection Mancel, ce sont des frères. La famille s’y retrouve ainsi :
La famille est différemment présentée dans la Recherche de Paris de 1624 pour le Cotentin sur Gallica ici et là :


Ces différentes sources nous permettent de reconstituer la famille ainsi :
En janvier 1468 (ancien style), Thomas et pour Robert Mahieu reçoivent des lettres de noblesse, des quittances sont enregistrées aux finances les 28 août et 15 décembre 1470 et elles sont vérifiées en la cour des aides à Rouen le 6 février 1475 (nouveau style) puis regrées en la Cour des Aides de Normandie le 5 février 1477. Par cet arrêt est ordonné que Christophe Mahieu et ses consanguins jouiront de la qualité de nobles.
Voici l’ascendance de :
- Suzanne Mahieu (ca 1555-<1601) ép. Jacques de Mauconvenant
- Jehan Mahieu (ca1510-1573/1588), écuyer, Sieur de La Rocque, ép. Jeanne de Clamorgan
- Robert Mahieu (ca 1480-<1567) écuyer, Sieur de La Rocque, ép. Suzanne de Percy
- Jacques Mahieu (ca 1450-<1567)
- Thomas Mahieu (ca 1420-1470/1477) écuyer, Sieur de Canville
Qu’en est-il de leur blason ?
En 1523, lors de la recherche de noblesse de Valognes, les Mahieu portent pour armes : de gueules à une tête d’ail d’argent disposée à la manière ou façon d’une quintefeuille, à l’orle de 10 gousses du même.
En 1624, dans la recherche de Pâris, les armes sont décrites ainsi : de gueules à trois grosses plantes d’ail florissantes accompagnées de dix grains ou gousses d’ail d’argent.
En 1666, Chamillard décrit le blason ainsi : de gueules, à 3 plantes d’ail, 2 en chef et 1 en pointe accompagnées de 10 grains d’ail florissant posés 4, 4 et 2, le tout d’argent (source).
En 1696, d’Hozier enregistre 3 membres de la famille avec ces armoiries décrites :
- de gueules à trois cosses d’ail d’argent accompagnées de dix grains de même quatre en chef quatre en face et deux en pointe.
- de gueules à trois grosses plantes d’ail florissantes accompagnées de dix grains le tout d’argent.
En 1720, dans le Nobiliaire de Normandie, ou Catalogue de la province de Normandie de Chevillard, le blason est ainsi représenté.
Et pour finir, dans le Grand Armorial de France de Jouglas de Morenas (1939) le blason est décrit ainsi : de gueules à 3 ancolies d’argent et 10 larmes du même, posées 4, 4, et 2. Là, il a confondu les plants d’ail avec des ancolies ce qui donne tout de même une idée de l’aspect général de l’ail et les grains d’ail sont confondu avec des larmes !

À moins qu’il n’ait complètement raison et que depuis le XVIe siècle on ait confondu ! En 1523 il était question d’une tête d’ail disposée à la manière ou façon d’une quintefeuille qu’est-ce que cela veut dire ? Une quintefeuille c’est une fleur à 5 pétales présentée vue du dessus, comment de l’ail pourrait lui ressembler ?
Une ancolie correspondrait mieux… Et si c’était le cas, puisque dans l’iconographie chrétienne, l’ancolie est souvent associée à la douleur sacrée (la Passion du Christ ou les sept douleurs de la Vierge Marie), la présence de larmes ne serait pas étonnante !
Mais on représente les ancolies de profil, tête en bas, non ouverte et pas du dessus ! Aussi Je doute que donc que ce soient des ancolies….
Revenons donc à l’ail… Il est dit florissant, à quoi cela correspond-il ? Sans doute à de l’ail en train de germer…
Voici donc la représentation que j’ai réalisée et qui correspond le mieux à l’ensemble des versions trouvées !












Bonjour,
Dans la recherche de 1624 il y a un autre Chapitre sur les Mahieu (j’ai la photo si besoin).
Il est dit que Jean Mahieu fs Robert Mahieu Sieur de la Roque (X Suzanne de Percy) fs Thomas Mahieu sieur de Canville anobli en 1468.
Il est possible que ce Jean soit celui père de Malo ?!
Si vous avez des photo du CM de 12 juillet 1573 entre Jacques de Mauconvenant et Suzanne Mahieu cela m’intéresse.
Merci,
Thomas Gauthron
Bonjour,
J’ai effectivement une photo très floue de cette famille d’une copie de cette recherche et une autre, nette, issue d’une autre copie de la recherche de 1624.



Il faut que je regarde de plus près dans mes notes et que je finisse de rédiger le 2e article sur cette famille.
Pour moi c’est effectivement son père.
Je n’ai pas de copie de ce contrat qui est issu du Chartrier du Château de Sainte-Suzanne, mais un résumé manuscrit de Remy Villand.
(Sources: Fonds Georges Bailhache 139J74 – de Mauconvenant, aux AD50)
Bonjour Madame, Monsieur,
Très intéressant votre travail.
J’aurais également le sentiment que Jean Mahieu serait également celui qui est le père de Malo. De mon côté, je ne puis que vous proposer que le contrat de mariage trouvé dans le notariat de Marigny (AD 50).
Si je peux me permettre également, dans le courriel de Mr Gauthon, nous devons lire CAUVILLE au lieu de CANVILLE. Le fils de Malo, Jean vivait à Cauville et il est mort avant 1628.
Bien cordialement
Clément
5 E 6042 – Notariat de Marigny
Page 60 – Le 13 avril 1673, Vincent Mahieu, sieur de la Rocque, et Me Louis Lechevallier, fils de feu Jacques, de Carantilly, déposent le contrat de mariage du second.
Le dimanche 12 mars 1673 Contrat de mariage
Entre Me Louis Lechevallier, fils de feu Me Jacques Lechevallier et d’honnête femme Jeanne Paysant,
de Carantilly,
Et Françoise Mahieu, fille aisnée de Vincent Mahieu, escuyer sieur de la Rocque, et de damoiselle Marguerite Blanchet,
Vincent Mahieu promet à sa fille 30 livres de rente et des biens meubles.
Merci bien, je vais regarder cela de plus près !
Bonjour,
Les archives départementales du Calvados présentent dans un carton côté F 7217 la recopie de généalogies nobiliaires de Chamillart (1666) . Pour la famille Mahieu qui nous intéresse, elles sont au nombre de quatre dont voici la transcription :
de Chamillart en 1666
Pages 192 et 193
Mahieu – 1470
Porte de gueule à trois grosses planches d’ail fleurissant le tout d’argent
A –
1 – Thomas
11 – Jean
111 – Guillaume
épousa en 1526 damoiselle Jeanne Canivet
1111 – Richard
épousa en 1598 damoiselle Jeanne Pallo
11-111 – Jacques
111-111 – Charles
111-111-1 -François, 40 ans,
épousa en 1651 delle Françoise de Fortin
111-111-2– Jacques, curé de St Germain du Vaux, élection de Valognes, 37 ans
111-111-3 – Guillaume, 30 ans
111-111-4 – Roulland, 26 ans
Les quatre frères, escuyers, demeurent à Bonhon, sergenterie de Saint-Eury, élection de Coutances
11-112 – Michel
épousa en 1615 delle Bastienne Pallo
111-121 – Isaac, 45 ans, demeurant à Bonhon,
épousa en 1659 delle Anne de Lieurrey
B –
1 – André
épousa delle Jacqueline de Glatigny
11 – Jean
111 – Pierre
épousa en 1613 delle Marie Ferrand, puis en 1626 delle Suzanne Bauquet
1111 – Jacques
épousa en 1640 delle Marie de Gallo
11-111 – Guillaume, 22 ans, de la paroisse de Cauville, sergenterie de Beaumont (Valognes)
1112 – André-Guillaume
épousa en 1658 delle Gillette de Clamorgan
C –
1 – Jacques
épousa en 1512 delle Lucasse Orange
11 – Pasquier
épousa delle Raulette Cousin
111 – Vincent
épousa en 1603 delle Jeanne Folliot
1111 – Jean Mahieu, escuyer, demeurant à Cauville, sergenterie de Beaumont, élection de Valognes, R.R. il épousa en 1655 Jeanne le Canu
D –
1 – Jean
11 – Malo
Epousa delle Scolastique Auber
111 – Jean
Epousa en 1595 delle Andrée Eustace
1111 – Vincent, écuyer, sieur de la Roque, demeurant à Carantilly, sergenterie de Maupas, élection de Coutances, R.R.
Il épousa damoiselle Jacqueline Sallonne
Le carton donne aussi cette généalogie établie lors de la recherche de noblesse de 1624 :
Première partie du recueil de la noblesse faite par Mr de PARIS en 1624
Extrait des généalogies baillées à messieurs du régalement des tailles en l’élection de Coutances qui étaient M.M. de Cauvigny, Bernières de Sainte Opportune et de Paris en 1623 et 1624.
Page 9
Thomas Mahieu, anobli en 1468, arrêt contre les parents de Carville 1574
Page 120
Mahieu
Thomas Mahieu, Carville, anobli en 1468
/ /
Jacques Jean
/
Thomas Robert, sieur de la Roque
x Mariette Legrand x Suzanne de Percy
Jacques Marguerin Jean André
Quatre mars
Pasquier Guillaume, prêtre Robert
Obtenurent arrêt de maintenance contre les paroissiens de Carville en 1574
Page 34
Pasquier Gilles Guillaume Jean André Marguerin
dit Mahieu, arrêt 1576
Jean, Thomas et Vincent Malo Robert Jean, Guillaume, Gilles,
Michel, François et Antoine
/ / /
Jean Pierre Marin, Jean et François
/
Vincent
Je vous laisse libre de les interpréter à votre guise.
Clément
Merci bien.