Comme je l’ai dit à l’article de son fils Etienne Brun, les registres du Bacon sont manquant avant la Révolution. C’est donc par le notariat que la famille va pouvoir être retrouvée ! Dans les deux mariages d’Etienne Brun en 1782 et 1786, ses parents sont cités : Jean Brun et Catherine Pelegry. C’est cette dernière qui va nous intéresser aujourd’hui.

Je ne sais qu’une chose la concernant : elle est morte avant 1782. C’est son contrat de mariage qui va me permettre d’en savoir plus.

Jean Brun et Catherine Pelegry passent leur contrat de mariage devant Me Boyer à Termes le 18 novembre 1746. Lui est maçon et fils de feu Jean Brun et de Jeanne Bourcier qui l’assiste. Elle est fille de feus Jean Pelegry et Marguerite Viala. Ils habitent tous le hameau de Bacon-Vieux au Bacon. Catherine Pelegry qui est majeure est tout de même assistée de son frère Jean Pelegry.

Le Bacon – Arcomie

Ce sont de petites gens comme le confirment les sommes mises en jeu. Jeanne Bourcier donne à son fils Jean Brun 40 livres pour sa part maternelle et Jean Brun apporte 100 livres à lui légués par son père lors de son testament. Catherine Pelegry apporte 363 livres, une robe avec son jupon drap de pays que son futur reconnait avoir reçus moins 163 livres (dont 40 livres viennent de ses droits paternels et 123 livres de ses droits maternels). C’est Jean Pelegry qui versera les 140 livres du futur époux comme mari d’Agnès Brun qui est sa sœur et héritière de leurs parents Jean Brun et de Jeanne Bourcier et les 163 livres comme frère de la future et héritier de leurs parents Jean Pelegry et Marguerite Viala. Il leur doit donc 303 livres qu’il paie sous forme d’une maison à deux étages couverte de paille et un jardin, au Bacon-Vieux, qu’il leur délaisse. Ils en prendront possession après la mort de Jeanne Bourcier et devront alors en payer la taille au Roi pour 8 sols, en boisseau de censive et seigle au seigneur dont ils dépendent. Comme la maison et le jardin sont de plus grande valeur que les 303 livres dues, Jean Brun devra 85 livres. Comme pour l’instant, ils ne peuvent habiter la maison mais seulement jouir du jardin, Jean Pelegry les autorise à habiter un petit domaine appelé l’Establou jusqu’au décès de leur mère et belle-mère Jeanne Bourcier.

Arbre éclaircissant la parenté

Jean Brun et Catherine Pelegry auront au moins deux enfants : Etienne et Marie Brun pour laquelle j’ai trouvé un acte en 1789. Leur petite-fille Elisabeth Brun épousera son double cousin issu de germain Antoine Pelegry en 1820.

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