Judith Le Breton

C’est par la petite porte que j’entre dans cette famille… Une petite fille, Judith Le Breton, est née et est portée sur les fonds baptismaux de Barenton (50) le 19 mai 1617. Elle est « fille bastarde de noble homme Jean de Verdun Sieur de La Fougère et de Marie Breton ».

Elle a dû se marier vers 1646-1647 et a eu au moins 6 enfants, qui vont nous intéresser:

  • 2 janvier 1648 baptême de Thomas Gandonnière dont le parrain est Thomas Vaufleury qui s’avère être le demi-frère de sa mère (la mère est nommée Judit Le Breton)
  • 25 décembre 1649 baptême de Jean de La Gandonnière (la mère est nommée Judit Le Breton)
  • 11 novembre 1652 baptême de Denis Gandonnière dont la marraine est damoiselle Olive Fermin femme de Jean de Verdun écuyer sieur de La Fougère (la mère est nommée Judie Le Breton)
  • 9 mai 1655 baptême de Françoise Gandonnière (la mère est nommée Judie Vaulfleury)
  • 23 juin 1656 baptême de Jullien Gandonnière (la mère est nommée Judicth Le Breton)
  • 19 août 1661 baptême de Mathurine Gandonnière (la mère est nommée Judicth Le Breton)

La mère de Judith Le Breton a donc eu un autre enfant, Thomas Vaufleury, avec Pierre Vaufleury qui est baptisé le 10 octobre 1624 et qui a eu pour parrain Me Thomas Le Bretton diacre et pour marraine Marie de Verdun fille du Sieur de La Fougère. C’est étrange que la marraine soit une demi-sœur légitime (âgée de 11 ans) de sa fille naturelle âgée de 7 ans. Serait-ce que Thomas Vaufleury n’est pas le fils de son père mais à nouveau de Jean de Verdun ? Ce Pierre Vaufleury est inhumé dans l’église de Barenton le 20 novembre 1671. Je ne sais pas si sa femme vivait encore. Leur fils Thomas Vaufleury est devenu prêtre et est mort le 24 février 1706.

Ne sachant pas trop comment la nommer, peut-être, le prêtre enregistre son enterrement sous son nom d’épouse. C’est la femme de François Gandonnière qui est donc inhumée dans l’église de Barenton le 19 février 1675.

R.P. de Barenton (A.D. de la Manche)

Marie de Verdun est une sœur ainée légitime de Judith Le Breton et Olive Fermin est la femme de Jean de Verdun son frère légitime héritier de leur père. Qui était cet homme ?


Jean de Verdun

Noble homme Jean de Verdun sieur de La Fougère, est né vers 1590 fils de Michel de Verdun et de Julienne de Chanay. Il s’est marié deux fois. Sa première épouse, Yvonne Grandin du Bailleul lui a donné une fille Marie de Verdun en 1613 (mariée en 1632 à Pierre Gervaise procureur au Parlement de Normandie à Rouen) et un fils Michel de Verdun en 1614 mais celui-ci n’a pas dû vivre très longtemps.

Il s’est remarié 3 novembre 1616 avec Gabrielle du Teil de Samois avec qui il a eu 6 enfants :

  • Juliane de Verdun (1617-1690) qui a épousé Jacques de Brossard avant 1641.
  • Jean de Verdun (1619-1666) qui a épouse Olive Fermin en 1640. Il succède à son père comme sieur de La Fougère.
  • Julien de Verdun (1621-?) dont le sort est inconnu.
  • Jeanne de Verdun (1625-1703) qui a épouse Jean Laumondays en 1645.
  • Marguerite de Verdun (1626-1678) qui a épousé Mathieu Gontier en 1645.
  • Anne de Verdun (1628-?) dont le sort est inconnu.

Outre ces enfants légitime et sa bâtarde Judith Le Breton, Jean de Verdun a eu un autre enfant naturel : Pierre Du Sault le 8 janvier 1618. Cet enfant est devenu boucher et s’est marié le 28 novembre 1646 avec Gillette Milon qui lui a donné 9 enfants.

R.P. de Barenton (A.D. de la Manche)

Parmi les parrains et marraines de ses enfants, on retrouve des membres de la famille de Verdun : Olive Fermin, Jean de Verdun sieur de La Fougère, Yvonne de Vauborel, Jean de Verdun et Jeanne de Verdun.

Je ne sais pas grand chose d’autre sur la vie de Jean de Verdun, si ce n’est qu’il est décédé entre le 5 octobre 1628 et le 8 août 1632.


Michel de Verdun

Michel de Verdun était mineur à la mort de son père Marguerin de Verdun, sa tutelle est assurée par son oncle Samson de Verdun en 1555. Il est donc né après 1534. Étrangement, il ne figure pas parmi les héritiers de Suzanne Le Malenfant dans la sentence de 1552 semble-t-il… Encore faudrait-il avoir l’original sous les yeux pour le confirmer ! Mais il est cité dans une sentence de Mortain en 1556 avec ses frères Julien de Verdun, seigneur de Ferrières et Passais, Jean de Verdun, seigneur de la Juhétière et la Fouquerie, et Marin de Verdun. En 1558, il échange avec Jean de Verdun un lot de la succession de feu Samson de Verdun, leur oncle.

Le 20 juillet 1578 il acquiert diverses terres près de Passais et de la forêt de la Lande Pourrie. Le 23 février 1586, il signe un contrat avec Nicolas de Verdun, seigneur de la Juhétière.

En 1588, il reçoit une lettre signée d’Henri de Lorraine, duc de Guise, chef de la ligue, lui confiant la mission de traiter pour lui un accord avec le maréchal de Balagny !

On connait son épouse Julienne de Chanay par sa présence comme marraine à de nombreux baptêmes où elle est dite sa veuve (dès le 18 novembre 1607) et même « mère du sieur de la Fougère » en 1617 au baptême de sa petite-fille Juliane de Verdun. Il a dû l’épouser vers 1585 alors qu’elle était veuve de Julien de Vauborel. Elle est marraine de 5 de ses petits-enfants issus de ses fils Jacques de Vauborel, Jean de Vauborel et Julien de Vauborel. Je ne connais pas sa parentèle. Jean de Verdun sieur de La Fougère semble être le seul enfant du couple.


Marguerin de Verdun

Marguerin de Verdun a cédé ses droits sur la seigneurie de Barenton par contrat du 9 décembre 1512. Il était seigneur de Passais qu’il a reçu dans le partage de la succession de ses parents le 12 novembre 1523. Il agit encore à ce propos en 1535. Et finalement le cède à son fils ainé Julien de Verdun en 1539.

En 1538, il est présent lors de l’échange des fiefs de Verdun en Boucey et Boussentier en Barenton, entre Pierre de Verdun et Julien d’Ouessey, fils d’Agnès de Verdun.

Qualifié d’écuyer, il est appelé en 1540, à la vérification de l’aveu de François Mahé. Il achète, pour mille livres tournois et six écus d’or pour vin, la seigneurie du Gast à Jacques d’Ouessey, sieur de Touchet le 11 Aout 1541.

Il a épousé Suzanne Le Malenfant, dame de Ferrières dont il a eu plusieurs enfants :

  • Julien de Verdun, l’aîné, eut la seigneurie de Ferrières partagée avec son frère Jean de Verdun.
  • Jean de Verdun, seigneur de la Fouquerie et de la Juhétière a échangé avec son frère Michel de Verdun des biens venus de la succession de leur oncle Samson, le 4 juin 1558.
  • Michel de Verdun, il vient d’être présenté.
  • Marin ou Mathurin de Verdun, seigneur de la Juhétière, sans alliance.
  • René de Verdun, seigneur de la Masure qu’il vend le 8 février 1572 à son frère Jean de Verdun.
  • Barbe de Verdun qui a épousé Guillaume Thébault.

Il vivait encore, le 21 février 1552 lors d’une sentence rendue aux assises de Mortain tenues par Robert de la Bigne pour le partage, entre ses enfants, de la succession de leur mère. Il agit encore pour sa succession le 20 novembre 1552. Il était mort en 1555.


Guillaume de Verdun

Guillaume de Verdun est né avant 1447 car il avait 53 ans lors d’une enquête entre 1490 et 1501. Il rend différents aveux de 1484 à 1516 pour ses terres. Il hérite de la seigneurie de Dorières de son frère ainé Nicolas de Verdun en 1492. Il possède divers fiefs tels que : le fief de Dorières, la vavassorie du Bois-Guillaume, du Tertre en St-Laurent de Terregate et de Montaigu en Saint-Senier de Beuvron.

Foi et hommage 1508 (source)

Le 2 février 1482, il a épousé Marie Juhé, fille de Roger, seigneur de la Juhétière au Teilleul, de la Fillolaye et de Barenton en partie qui va apporter ces fiefs à leurs enfants après en avoir hérité en 1516.

Leurs enfants sont :

  • Jean de Verdun, seigneur de Dorières et de Barenton
  • Samson de Verdun, écuyer, seigneur de la Juhétière au Teilleul. Il meurt sans postérité entre 1555 et 1558.
  • Marguerin de Verdun, il vient d’être présenté.
  • Pierre de Verdun, prêtre.
  • Robert de Verdun.
  • Jeanne de Verdun, épouse de Georges Lucas, sieur de La Retournerie et verdier de La Lande-Pourrie. C’est aussi une ancêtre.

Guillaume de Verdun

Guillaume de Verdun est né vers 1415. C’est son frère ainé Jean de Verdun, seigneur de La Peschardière, qui lui attribue le fief de Dorière à Saint-Laurent-de-Terregatte et la vavassorie du Bois-Guillaume. Il en rend l’aveu en 1453, en 1462, en 1467 et encore en 1484 ayant pour procureur son fils Nicolas de Verdun.

Foi et hommage 1508 (source)

En 1459, il paraît avec son frère ainé Jean de Verdun aux assises de Mortain (réunions périodiques du tribunal). Et en 1463 lors de la « Recherche de Montfaut », Guillaume de Verdun vivait à Saint-Laurent-de-Terregatte.

Il a épousé vers 1440 Ysabeau Le Soterel, fille de Guillaume Le Soterel, des Biards, et de Jeanne de la Mazure, qui lui apporte en dot la vavassorie de la Mazure situé aux Biards et à Vezins dont ils rendent aveu au roi Charles VIII le 24 septembre 1485.

Ils sont les parents de :

  • Nicolas de Verdun, seigneur de Dorières et des Biards. Il meurt sans postérité en 1492.
  • Guillaume de Verdun, qui vient d’être présenté.
  • Pierre de Verdun, sieur de La Masure, qui épouse Madeleine du Pontavice.

Guillaume de Verdun meurt entre 1485 et 1492.


Colin de Verdun

Colin de Verdun est né le jour de Sainte Catherine 25 novembre 1378. C’est très précis pour l’époque et l’on doit cette connaissance à une information du 17 septembre 1400 à Avranches enregistrée au Parlement de Normandie (relevé de Dom Lenoir au XVIIIe siècle). Ces père et mère témoignent alors tous deux en faisant référence à sa naissance ! Ils sont Thomas de Verdun écuyer de 50 ans et Clémence de Beaumont.

En 1402, Nicolas ou Colin de Verdun épouse Marguerite du Bois de Dorières, fille de Guillaume du Bois et de Guyonne de la Boëssière de Ducey. Puis en 1403, il rend aveu au roi de sa seigneurie de Dorières, contenant 36 ainesses situées dans les paroisses Saint-Laurent, Saint-Aubin de Terregatte, et Saint-Martin, St-Brice de Landelles. Il est présent à la revue faite à Chartres par Jehan, chevalier, seigneur d’Ivay et bailli de Cotentin, en 1411. Il y est accompagné de proches parents. En 1415, alors que le roi d’Angleterre Henry V débarque en France, les forces françaises se rassemblent et une revue a lieu à Rouen le 24 septembre 1415. Nicolas de Verdun est parmi les écuyers de Foulques de la Champagne, puissant chevalier de l’Avranchin. Celui-ci met ses 18 écuyers « au service du Roy pour résister aux anglais en la compagnie de Monseigneur le duc d’Alençon » le 12 octobre qui suit. Il a dû participer à la terrible bataille d’Azincourt qui coûta la vie à plus de 8 000 chevaliers français parmi lesquels deux cousins de Nicolas de Verdun : Guillaume et Jean de Verdun.

La bataille d’Azincourt. Miniature issue du manuscrit de Martial d’Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, vers 1484, BNF.

En 1419, le roi Henry V compte qui lui prête hommage en échange de la sauvegarde de ses biens. Mais Nicolas de Verdun et son neveu Guillaume VII de Verdun de Boucey partent se mettre au service de Jean d’Harcourt, comte d’Aumale, capitaine de la garnison du Mont-Saint-Michel. Ils s’illustrent tous les deux. En 1422, le roi Henry V compte toujours qu’il lui prête hommage avec sa femme Marguerite du Bois et leur accorde un délai pour se faire. Mais Nicolas de Verdun et son neveu Guillaume VII de Verdun de Boucey s’y refusent et sont déclarés « rebelles et désobéissants » en août 1422 (Manuscrits de la tour de Londres, Rôles normands de Bréquigny).

Nicolas de Verdun est toujours au Mont-Saint-Michel en 1423 sous les ordres du comte d’Aumale et tout comme lui il a dû mourir le 17 août 1424 à la bataille de Verneuil.

Bataille de Verneuil (1424) Auteur inconnu — Cette image provient de la bibliothèque en ligne Gallica sous l’identifiant ARK btv1b105380390/f76

Il est mort avant 1428 puisqu’alors son fils Jean de Verdun se voit confisquer des terres au profit de Laurent Haulden, le capitaine anglais de Tombelaine.

Ils sont les parents de :

  • Jean de Verdun, seigneur de la Peschardière et de Lillemanière en Saint-Quentin où il vit lors de la « Recherche de Montfaut » en 1463, avait épousé Jeanne de Folligny et en avait eu un fils Etienne de Verdun. Il s’était rallié dès 1428 à la défense du Mont-Saint-Michel.
  • Guillaume de Verdun, qui vient d’être présenté.

Thomas de Verdun

Thomas de Verdun est né vers 1350 puisque nous savons qu’il avait 50 ans en 1400. Il a épousé avant novembre 1378 Clémence de Beaumont mère de son fils Colin de Verdun et d’après certaines généalogies Péronnelle de Beaulinge qui aurait alors été sa première épouse.

Il s’investit dans le conflit breton puisqu’on le retrouve comme écuyer dans la compagnie d’Eustache de Mauny, en 1380 à Dol, dans les montres des frères Mauny, lieutenants de Bertrand du Guesclin. Il est encore dans la montre à Paris en 1381. C’est toujours dans des montres qu’on le retrouve en 1385 et 1387, à Carentan où il participe à la garde de la ville.

En 1385, Thomas de Verdun tient une portion de fief en St-Quentin de Jehan II de Verdun, seigneur de Chassilly puis est cité seigneur de la Peschardière dans une reconnaissance de rentes et corvées faites par ses tenanciers (source) et il fait son aveu au comté de Mortain sous la suzeraineté de Jehan de Sainte-Marie, seigneur de Sainte-Marie-Laumont en 1399. En 1404, il est l’un des 2 exemptés parmi les 85 feux pour son fief de la Peschardière à Saint-Quentin d’après les registres d’imposition du fouage roturier.

Après sa mort, vers 1414, Thomas de Verdun a été enterré avec son épouse dans le chœur de l’église de Saint-Quentin, devant l’image de Saint-Jacques, ce qui était contraire aux usages puisqu’ils n’étaient pas les patrons présentateurs de la paroisse et n’appartenaient pas à la famille. On l’apprend par une lettre du 3 juillet 1422 de la famille patronale de la paroisse, les Creully qui date cette inhumation de 8 ans auparavant.

Choeur de l’église de Saint-Quentin-sur-le-Homme

Ils sont les parents de :

  • Colin ou Nicolas de Verdun, qui vient d’être présenté.
  • Thomas de Verdun qui a poursuivi et anéanti en 1413 des brigands qui détroussaient les braves gens entre Montebourg, Barfleur et Valognes et en a été récompensé de 15 livres tournois par le vicomte de Valognes.
  • peut-être Guillaume de Verdun, seigneur de Bousentier.
  • peut-être Jean de Verdun cité le 3 septembre 1410 à Paris, lors de la montre de Michel de la Croys, capitaine d’arbalétrier à cheval et mort à Azincourt et dont la veuve, Jeanne Fortescu, agit en 1419.

Jean de Verdun

Thomas de Verdun avait un frère Colin de Verdun vivant en 1400 lors de l’information pré-citée. Il a été le parrain de son fils Philippot de Verdun né à la Pentecôte 1379 (qui est aussi mon ancêtre comme un de ses frères aussi Colin de Verdun). La mère de cet enfant témoigne également, elle s’appelle Guillemette Fournel.

Thomas de Verdun et Colin de Verdun avaient peut-être une soeur Marguerite de Verdun aussi présente en 1400 et qui dit avoir eu un fils Geoffroy vers juin 1479 mais qui est mort depuis. Elle était l’épouse de Colin Pitelou.

La présence de plusieurs membres de la famille de Verdun avec le couple Guillaume du Homme et Guillemette de la Rochelle tend à faire penser une proximité familiale.

Ce lien de fratrie entre Thomas de Verdun et Colin de Verdun remet en cause les généalogies proposées jusqu’à présent.

Jean Durand de Saint-Front donne pour parents de Thomas de Verdun Geoffroy de Verdun et Cécile Payen et pour parents de Colin de Verdun Jean de Verdun, seigneur de Verdun en Boucey. Vu que les deux sont frères, nous sommes confrontés à une impossibilité ! Il faudrait choisir l’un des 2 pères potentiels. Il est impossible que ce soit Geoffroi de Verdun, puisqu’il est encore mineur en 1357 et que son supposé fils Thomas de Verdun est né en 1350 !

Tournons-nous vers Jean de Verdun : il serait cité en 1352 avec son épouse et Charles de Verdun de Sarcilly pour des terres de la baronnie d’Ardevon dépendante de l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

Jean de Verdun est à Pontorson dans la montre de Pierre de Villiers, seigneur de l’Isle-Adam le 1er septembre 1356. Il est l’écuyer de Thomas Pinchon, bailli de Cotentin et châtelain de Saint-James.

Le lien avec les Pinchon concorderait …

Ses fils Thomas de Verdun et Colin de Verdun sont témoins en 1400 avec un Jean Pinchon, âgé de 50 ans tout comme eux. Guillemette de La Rochelle, la mère de l’enfant Jean du Homme, dont il est question dans cet acte serait la fille d’une Pinchon. Ainsi ce serait par cette famille que les de Verdun leur seraient alliés. Et notons aussi que leur père Jean de Verdun était en 1356 écuyer de Thomas Pinchon. Il aurait pu ¨étre son gendre…

Il est encore à la montre à Caen en 1370 comme l’un des écuyers de Harscouet du Hallay, chevalier, et capitaine de Fougères, l’un des lieutenants de Bertrand Duguesclin. Ses supposés deux fils Thomas de Verdun et Colin de Verdun se retrouvent 10 ans plus tard dans des montres d’autres compagnons de Bertrand Duguesclin, ce qui concorderait encore.


Voici 4 blasons de la famille de Verdun :

  • d’or fretté de sable : c’est presque le même que la branche anglaise ou le fretté est de gueules. C’est la forme la plus ancienne.
  • d’azur à un trèfle d’or : voici une version qui ne se retrouve nulle part dans les armoriaux d’époque aussi c’est sans doute une erreur d’historien…
  • deux fasces et des merlettes, avec un franc-canton d’hermine : utilisé par Nicolas de Verdun, en 1369, puis Colin de Verdun, en 1385. Le sceaux de Colin de Verdun sera quasiment repris par son gendre Robert du Parc d’or à deux fasces d’azur, accompagnées de neuf merlettes de gueules, au franc-canton d’hermine. La famille de Sarcilly qui serait une branche des Verdun portait écartelé aux 1 & 4, d’argent à une moucheture d’hermine de sable ; aux 2 & 3, de gueules à 3 fasces d’argent, semées de 6 merlettes de sable, 3-2-1.
  • d’or à une croix ancrée de gueules accompagnée de trois merlettes de même deux en chef et une en pointe : blason que l’on retrouve dans la descendance de Colin de Verdun au XVIIe siècle .

Pour de plus amples informations sur l’ascendance je vous recommande les travaux en lien avec l’étude génétique de la famille de Verdun et le site de la famille élargie à l’Angleterre . Une généalogie complète avec sources détaillées de M. Bertram de Verdun .

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