52 ancêtres en 52 semaines : Semaine 7 – Amour (bis)

Pour ce 14 février, jour de la Saint-Valentin, j’ai choisi de vous présenter une autre histoire d’amour…
Une histoire d’amour qui coûta sa noblesse à ce double ancêtre de mes enfants !

Jacques Chirac (1664-1746)

(source: AD 43)

En 1707, Louis XIV use d’un titre de courtoisie en évoquant la reconnaissance des bons services “qui luy ont esté rendus par le comte de Chirac”. Ce titre de courtoisie, les Chirac n’ayant jamais détenu de comté, sera repris en 1720 par le prince de Conti. Mais ce n’est qu’un titre de courtoisie…

En 1721, après une première alliance dans la noblesse locale, Jacques Chirac choisit de se remarier contre l’avis de ses parents et amis avec une jeune fille de 15 ans de son village, une simple fille de marchand, mais des plus belles. L’histoire est racontée dans le “livre du Meynial” de Sylvain de Chirac, écrit vers 1830.

Une lettre de 1736 de Rossignol Intendant d’Auvergne montre comment elle lui coûta sa noblesse… La lettre commence par cette phrase des plus négatives : “Je vous conseille Monsieur d’abbandonner votre projet de rehabilitation“.

L’Intendant explique ensuite les raisons qui vont à l’encontre de cette réhabilitation de noblesse:

  • la légitimité de son 5e aïeul Charles Chirac qui n’est pas établie (effectivement les documents prouve que c’est un fils naturel) ;
  • l’exercice d’une profession (notaire) pendant 3 générations.

Il reconnait qu’il aurait pu être trouvée une solution eut égard à ses services, ceux de son père et de son aïeul mais sa seconde union, “tournée en ridicule, empêche tout !

(source: AD 43)

Il lui propose tout de même une solution pour que son fils ainé accède facilement à la noblesse grâce au grade de capitaine.

Voilà comment Jacques Chirac, parce qu’il épousa par amour à 57 ans une jeune fille de 15 ans, mais de naissance obscure, ne put faire aboutir sa demande de réhabilitation de noblesse, malgré ses appuis…

Mais il ne pouvait que connaître une jolie histoire d’amour après celle de ses parents également racontée dans le “livre du Meynial” grâce à une histoire trouvée dans une liasse de papiers de Jacques Chirac son fils. En voici des passages dont vous pourrez retrouver l’intégralité par ici :

Marguerite Roux n’avait encore que seize ans, elle était jolie, fraîche, et le costume de paris finissait de l’embellir. Elle frappa du premier abord la visière de michel chirac qui avait à peine atteint sa 19 ième année, âge où l’imagination est la plus vive, et le cœur le plus susceptible d’attendrissement, il en devint amoureux éperdu, (…) désespéré il prit enfin la résolution de faire part de sa peine à mr Roux, qui les communique à mgr le comte, ce dernier par un trait de générosité qui lui était assez ordinaire résolut le mariage de ces deux jeunes gens, il donna à chirac une lettre de recommandations pour le père et la mère de marguerite roux, chirac dans le comble de la joie lui en fait mille remerciements, part pour chez lui pour avoir l’agrément de ses père et mère pour ledit mariage. De là il se rendit au château de peynières et dans la huitaine ils obtinrent les dispenses des bancs d’Aurillac, firent les épousailles (le 10 janvier 1655) et la noce aux frais de mgr le comte de noailles.

 

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