Pantaléon Mondeguerre

Pantaléon Mondeguerre voilà un nom qui m’a interpelée quand je l’ai découvert ! Un prénom peu courant associé à un patronyme poétique ça donne un cocktail intéressant !

Cet ancêtre est mon 10e aïeul. Sa vie s’est révélée aussi intéressante que son nom !Il est né le 30 janvier 1643 à Argenvilliers et décédé le 2 février 1723 à Saint-Hilaire-des-Noyers. C’est le fils naturel d’Estienne Mondeguerre et de Denise Buslou. Il reçoit à son baptême le prénom de son grand-père maternel.

Source : BMS d’Argenvilliers

Pantaléon Mondeguerre avant la mort de son père est fermier partiaire de la métairie de la Prinsetière appartenant à son père, qui représente 60 arpents de terres.

Le métayage partiaire

Le métayer partiaire est celui qui s’engage à cultiver les terres d’un propriétaire comme le fermier, mais qui, au lieu de payer une redevance fixe, partage par moitié avec le propriétaire le produit de la récolte. Le bailleur est tenu des grosses réparations, le métayer des réparations locatives ; celui-ci est obligé de résider dans les bâtiments d’habitation et il répond de l’incendie, des dégradations et des pertes arrivées pendant la durée du bail, sauf à prouver qu’il n’y a point de sa faute. Le bailleur conserve les droits de chasse et de pêche et dirige les travaux, le mode de culture, l’achat et la vente des bestiaux suivant les conventions et les usages des lieux. La mort du métayer résout le bail. La perte de la récolte par cas fortuit est supportée par le propriétaire et le métayer, chacun pour sa part. La perte de la chose louée par cas fortuit entraîne la cessation du bail ; si une partie de la chose louée a seulement péri, le bailleur peut se refuser à la rétablir ; mais en ce cas s’il en résulte la résiliation du bail, le propriétaire doit indemniser le métayer des dépenses extraordinaires qu’il a faites et du profit qu’il en aurait retiré ; il en est de même en cas de vente. Le bailleur a, sur la part du métayer dans les récoltes, un privilège pour le paiement de ce qui lui est dû. Les procès relatifs au contrat de métayage sont de la compétence du juge de paix ; les réclamations du bailleur et du métayer se prescrivent par cinq ans.

Bien que bâtard, son père prend soin de son avenir en lui fournissant de quoi vivre. Pantaléon est même parrain de son dernier demi-frère Martin Mondeguerre né en 1679 alors que leur père a 72 ans. Il est aussi témoin au décès en 1697 de son neveu Estienne Mondeguerre, âgé de moins d’un an. Ses demi-frères Estienne et Guillaume Mondeguerre sont témoins au mariage de son fils Estienne Mondeguerre, leur neveu, en 1700.

Ensuite, peut-être chassé par les héritiers légitimes, il n’est que journalier, statut bien plus précaire qui le mène à travailler dans différentes paroisses environnantes.

Pantaléon semble s’être marié une première fois avec Barbe Chastel, fille de son village dont il a une enfant Barbe Mondeguerre mariée le 7 novembre 1689 à Thiron Gardais avec René Moreau.

Il épouse ensuite Anne Bance, fille de Charles Bance et de Eleine Denis. Ils ont 11 enfants dont seuls un garçon prénommé Estienne et une fille, Françoise Marguerite, semble avoir eu une postérité. Le fils ainé à la destinée inconnue s’appelle Charles comme son grand-père maternel, mais son parrain est son grand-père paternel naturel, le notaire royal Estienne Mondeguerre. Il faut attendre leur 6e enfant pour retrouver un membre de la famille paternelle comme marraine, une cousine issu de germain du baptisée. Et l’année suivante le parrain d’un nouvel enfant est le demi-frère du père de l’enfant, Pantaléon Mondeguerre, plus exactement l’ainé de ses frères légitimes, l’héritier, qui n’a que 10 ans. Mon ancêtre Estienne Mondeguerre a donc pour parrain l’aîné de ses oncles paternels qui  assistera en 1700 à son mariage.

Arbre des Mondeguerre

Les liens sont donc toujours là entre la branche légitime qui occupe une place dans la société de l’époque comme gros propriétaires, notaires et procureurs fiscaux et la branche bâtarde qui n’exerce que des tâches subalternes telles que journaliers et hommes de peine ! Mais c’est l’une des dernières fois où les deux branches se côtoient…

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