52 ancêtres en 52 semaines : Semaine 7 – Amour

En semaine 4, j’avais choisi de parler de mon arrière-arrière-grand-mère Jeanne Blanche Marie Guincêtre, cette semaine j’ai décidé de mettre à l’honneur mon arrière-arrière-grand-père, son époux : Jean-Baptiste Biron.

 

Mon grand-père l’aimait profondément et me transmis une certaine affection pour ce trisaïeul que je ne connus pas. C’était un bel homme ayant un certain charme et de la prestance. Il aima plusieurs femmes mais aussi jouer aux courses, ce qui le démunit…

Une enfant aimé

Les parents de Jean-Baptiste, Pierre Biron et Suzanne Boussuge son originaire l’un de la Lozère, l’autre du Cantal voisin, ils se marient en 1880 à Espinasse, commune de la mariée, alors qu’ils ont 30 et 17 ans. C’est sans doute un mariage d’amour qui a uni ces deux jeunes gens sans fortune. Si ce n’est le cas, l’amour a dû venir au cours de leur vie commune. Un discret geste d’affection se cache sur une photo de 1903 :

Sept mois après leur mariage, Pierre part s’installer à Paris alors que sa jeune épouse est enceinte d’à peine 2 mois. Son frère cadet Jean-Baptiste Biron l’y a précédé depuis un peu plus d’un an. L’un de leurs jeunes frères, Etienne Prosper Biron,  les rejoindra 5 ans plus tard après son mariage en Lozère, où ils reviendra d’ailleurs finir ses jours à la fin de sa vie.

Pierre Biron ne sera donc pas présent à la naissance de son fils Jean-Baptiste à Espinasse le 13 décembre 1881; c’est sa belle-mère, Marie-Jeanne Coste qui a déclaré la naissance. Peu après, son épouse le rejoint à Paris sans doute avec le bébé. Ils habitent 5 rue des poissonniers où s’était installé Pierre à son arrivée l’année précédente ou bien déjà 5 rue de Chartres, 500 mètres plus loin .

Rue des poissonniers

Rue de Chartres

Car c’est là qu’ils vivent un an plus tard lors de la naissance de la petite Marie, en janvier 1883 à l’Hôpital Lariboisière. Puis ils auront encore deux garçons en 1884 et 1886 qui ne vivront que 4 mois pour le premier et 15 mois pour le second. Ils restent dans les environs du Quartier de la Goutte d’Or, à la naissance du premier petit frère, ils habitent à presque 2 km de là au 83 rue de La Chapelle toujours dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Ils y restent au moins jusqu’en 1887.

Rue de La Chapelle

En 1893 je les retrouve 21 rue des Maronites dans un tout autre quartier, dans le XXe arrondissement de Paris. Jean-Baptiste Biron a alors 12 ans.

Rue des Maronites

En Lozère puis dans le Cantal, Pierre Biron avait exercé les professions d’agriculteur et fermier. Arrivé à Paris, il est journalier comme son épouse en 1883. Entre 1884 et 1887, ils sont frotteur et concierge. Au moment du décès du petit Alphonse Emile ils sont dits domestiques, l’enfant avait été confié à sa grand-mère sans doute puisqu’il meurt “en son domicile” à Espinasse.

En 1884, Pierre Biron est frotteur, métier difficile mais qui peut rapporter, fréquemment exercé par les auvergnats.

 

Œuvres de Caillebotte

Mais en 1893 il est marchand de vin, autre profession spécifique des auvergnats.

C’est dans ce milieu que grandit Jean-Baptiste Biron. En 1901, il a 20 ans et vit avec ses parents quelques mètres plus loin, 1 rue du Liban où ses parents vivent encore en 1910. Son père est alors toujours frotteur.

Un mariage d’amour

Mais entre temps, Jean-Baptiste est tombé amoureux d’une orpheline, employée de commerce qui vit de l’autre côté de Paris. Comment se sont-ils rencontrés ? C’est un mystère pour moi. Sur cette photo de mariage on le voit avec à ses côtés sa mère et son père et peut-être sa grand-mère maternelle. Il tient sa jeune épousée par la taille.

L’année suivante, c’est au tour de sa sœur Marie de se marier. Témoin, il est prénommé Louis, qu’il préférait à Jean-Baptiste.  Peut-être pour le différentier de son oncle et de son cousin germain homonymes… Et nous retrouvons nos amoureux :

Un père aimant

Ils sont parents depuis 2 mois et ont envoyé leur fils, André Pierre Biron,  en nourrice au “pays”, à Saint-Chély-d’Apcher, en Lozère, ou tout près. Peut-être chez son oncle, Etienne Prosper Biron, à Chauchailles ? Voici mon arrière-grand-père âgé d’environ trois ans, de retour chez ses parents à Paris comme l’indique la photo.On les retrouve ici, heureux, avec de la famille. Le petit garçon à la chemise et à la cravate blanches est leur fils André.


Jean-Baptiste aimait profondément son fils, comme il aimera plus tard son petit-fils et filleul André Baptiste-Jean Biron, mon grand-père.

Voici une photo de son fils avec le jeu à la mode : le cerceau et sa baguette:

Et ici en communiant:

Le bonheur du couple est mis à mal par la Première Guerre Mondiale, Jean-Baptiste part au combat malgré sa mauvaise vue. Il sera blessé mais reviendra entier.

Il envoie une photo à son fils et à sa femme où il les assure de son affection:

Plusieurs amours

Après son retour de la guerre, entre 1919 et 1924, sa femme est atteinte de troubles qui mènent à son hospitalisation. Elle finira sa vie dans le Lot dans un hôpital spécialisé (voir ici).

Jean-Baptiste devint proche d’une femme, Mme Gabit et à la fin de sa vie il eut une autre bonne amie Blanche Ernestine Marie Huard qui mourut un an avant lui en 1960. Il leur offrit appartement, boutique… Il avait le cœur sur la main… Et assuma les funérailles de Blanche.

Jean-Baptiste tout à gauche et Mme GabitDe gauche à droite: André Biron et sa femme Germaine Frantz, Jean-Baptiste Biron et Mme Gabit

Chacun à une extrémité !

Une profession aimée

Jean-Baptiste Biron exerçait déjà la profession de gantier en 1901, comment l’était-il devenu ? Cela restera un mystère sans nul doute…
Il aimait son métier qu’il transmit à son fils.

Jean-Baptiste Biron (qui se cache) et son fils André Pierre Biron, gantiers, devant leur magasin

Un aïeul aimant

Jean-Baptiste aimait ses petits enfants qu’il gâta. Mon grand-père me racontait que son grand-père l’emmenait en bateau-mouche, lui offrait des cadeaux, faisait faire des photos à ses frais…

André aimait sincèrement et profondément son grand-père. Ils sont tous deux sur cette photo :

Jean-Baptiste Biron (à droite) et son petit fils sur un vélo !

Il vécut une longue vie avant de s’éteindre à 79 ans alors que son fils avait presque 55 ans, son petit fils 30 ans et son dernier arrière-petit-fils 9 ans

Jean-Baptiste Biron et son arrière-petit fils aîné Jean-Claude Biron (mort enfant deux ans avant lui)

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